Vladimir Ostok, le pélican de Vladivostok

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Il était une fois un pélican qui s’appelait Vladimir Ostok.

Par un heureux hasard, Vladimir Ostok habitait à Vladivostok (pratique pour s’en souvenir).

Vladimir vivait avec sa famille de pélicans à Vladivostok (c’est à l’Est de la Russie) : son papa Ivan le pélican, sa maman Natalia le pélican et son petit frère Isidore le pélican.

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Vladimir aimait voyager, et il voyageait beaucoup !

Comme ce n’est pas très pratique de porter un sac à dos ou une valise quand on est un pélican, il mettait toutes ses affaires dans son grand bec de pélican : une brosse à dents, un sac de couchage et un oreiller, un appareil photo, des livres pour lire le soir, des biscuits pour la route, un parapluie, des jumelles pour voir des animaux de loin et un carnet pour noter toutes sortes de choses.

Le premier pays que visita Vladimir fut le Japon tout proche. Il s’amusait à voler près des grandes pagodes ou sous les grandes arches rouges que les japonais appellent des « torii ». Il assista à un match de sumo, mangea de gros plats de nouilles et se fit même un ami qui lui offrit un joli sabre de samouraï. Vladimir le remercia beaucoup et rangea le sabre dans son bec.

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Après le Japon, Vladimir vola en Corée où il mangea des plats très épicés et écouta un concert de tambours et percussions : il adora ! Comme son bec n’était pas assez solide pour taper dessus et faire le même bruit, il préféra se procurer un vrai tambour, qu’il mit dans son bec.

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Vladimir alla ensuite en Chine, où il survola la Grande Muraille, prit quelques photos de l’ancienne demeure des empereurs chinois, la Cité Interdite de Pékin, passa entre les montagnes sacrées, se fit des amis parmi les travailleurs dans les rizières (ils lui montrèrent comment fabriquer un chapeau en bambou, qu’il rangea dans son bec également) et joua même un peu avec les jeunes moines tibétains, tout là-haut dans les montagnes.

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Après la Chine, Vladimir descendit en Inde, où il visita le beau Taj Mahal tout blanc, parla avec des fakirs, survola le fleuve sacré du Gange et vit même des dromadaires dans les déserts de l’Ouest ! Il rapporta un tapis du Cachemire (pas un tapis volant, non, mais pour un pélican ce n’est pas très grave parce qu’il vole déjà) et le rangea dans son bec.

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Justement, le bec de Vladimir commençait à être un peu lourd. Pour s’alléger, il en sortit le parapluie et le donna à ses amis fakirs pour qu’ils se protègent des pluies de mousson.

Et ainsi, Vladimir continua à voyager, allant toujours plus loin, visitant toujours de nouveaux pays, voyant des belles choses à chaque fois. Après l’Inde, il passa par l’Arabie d’où il rapporta une belle coiffe comme celle des bédouins du désert…

…puis par la Turquie, la Grèce, l’Italie, la France, l’Angleterre… pouvez-vous deviner ce qu’il rajouta dans son bec après ces pays-là ?

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Le bec de Vladimir commençait à être bien lourd. Il eut beau donner les livres qu’il avait déjà lus et se débarrasser de son oreiller qui prenait beaucoup de place, son bec, rempli de tous les souvenirs qu’il avait accumulés, était devenu gros comme un ballon.

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Tous ces souvenirs, qu’il tenait dans son bec mais aussi dans sa tête parce qu’il avait vu beaucoup de choses, prenaient décidemment beaucoup de place et il commençait à fatiguer de les porter tout seul.

Et puis, il se demandait bien comment allait son petit frère Isidore le pélican : avait-il beaucoup grandi ? Et sa maman Natalia le pélican, et son papa Ivan le pélican : avaient-ils gardé sa chambre comme il l’avait laissée ?

Il commença alors à rebrousser chemin. Il passa par l’Allemagne où il s’amusa tout de même bien avec ses cousines les cigognes, puis traversa toute la Russie : les forêts de Sibérie étaient si vastes que quand il arriva enfin à Vladivostok, il était bien fatigué !

Mais quel accueil eut-il en arrivant chez lui ! Isidore lui sauta au cou, sa maman Natalia lui fit plein de bisous et son papa Ivan le serra très très fort dans ses ailes. Puis Vladimir sortit un à un tous les souvenirs qu’il avait rapportés de tous les pays : quel bonheur de partager enfin tous ces cadeaux avec sa famille !

C’est ainsi que Vladimir Ostok, le pélican de Vladivostok, fit une bien étrange découverte : au fur et à mesure qu’il vidait son bec de souvenirs, son cœur, au lieu de se vider aussi, se remplissait de joie !

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