Charlotte pilote

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Il était une fois une petite souris qui s’appelait Charlotte.

Elle vivait dans une grande ville, remplie de grands humains qui couraient dans tous les sens. En bus, en voiture, à moto, à pieds, tout le monde courait. La famille de Charlotte trouvait que les humains étaient bien ridicules à vouloir toujours aller vite : mais Charlotte, elle, s’amusait comme une folle !

Et elle les enviait un peu aussi : « Bon, d’accord, les souris bougent leurs pattes bien vite et courent à vive allure pour leur petite taille, mais, par rapport aux voitures de course des humains, elles font bien pâle figure ! », pensait Charlotte.

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Aussi, depuis qu’elle était toute petite, Charlotte claironnait haut et fort : « moi, quand je serai grande, je serai pilote de course ! »

Mais Charlotte était bien embêtée.

En effet, pour être pilote de course, il fallait, avant tout… une voiture de course. Les humains, avec leurs grandes mains, fabriquaient de grandes usines pour fabriquer leurs voitures de course : mais comment elle, petite souris, allait-elle faire pour s’en fabriquer une à sa taille ?

Un beau jour, la chance sourit à Charlotte la souris. Alors qu’elle se promenait dans les terrains vagues des bords de la ville, Bernardo l’escargot, qui mâchait une vieille feuille de laitue non loin de là, la héla de loin :

« Ouhouh ! Petite souris ! Bonjour ! Pourquoi as-tu l’air si triste ?

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– Bonjour monsieur Bernardo ! répondit Charlotte. Oui, je suis un peu triste, en effet, parce que j’adorerais être pilote de course, mais je ne sais pas comment construire une voiture de course à ma taille…

– Ah ! Hmmm… laisse-moi t’aider, je crois que j’ai une idée, dit l’escargot. Suis-moi ! »

Bernardo l’escargot se mit à glisser leeeeeennntement et mena Charlotte la souris vers la grande décharge publique voisine du terrain vague.

« Attends-moi ici, je reviens ! » lui dit-il, et il disparut derrière une poubelle.

Charlotte attendit, attendit, attendit, et elle allait presque s’impatienter lorsque Bernardo reparut, un gros sac poubelle attaché sur la coquille.

« J’ai trouvé ta voiture de course ! », fit-il, tout joyeux.

Charlotte avait du mal à croire qu’il ait trouvé une voiture de course dans une décharge publique, mais elle était curieuse tout de même.

Bernardo sortit de son sac une grosse boite d’allumettes, des cure-dents, des bouchons de bouteille, un vieux biscuit et des limes à ongles.

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« Mais ! Ce n’est pas une voiture de course ! » s’écria Charlotte.

« Prends patience ! » répondit Bernardo. « Avant d’aller vite, il faut bien savoir attendre un peu, dit-il avec un clin d’œil. Regarde un peu. »

Puis il se mit à s’activer autour de ses trouvailles, à couper, coller, faire des trous, monter, démonter, piquer, tourner… Enfin, il recula un peu, et Charlotte découvrit :

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Qu’elle était heureuse !

« Merci ! Merci monsieur Bernardo ! »

Elle sauta dans sa voiture, les pattes sur le volant, et, sur une impulsion de Bernardo, elle s’élança le long de la pente, sortit du terrain vague, dévala la rue à toute vitesse et fila à travers la ville.

Et sur son passage, à son grand bonheur, toutes les souris huèrent : « Hourra ! Vive Charlotte, pilote de course ! »

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